LA REVUE DES LIVRES POUR ENFANTS
« Yasmina et Gérard font chanter la faute d’orthographe comme une poésie. L’ensemble du livre est écrit à hauteur d’enfant et c’est une prouesse. Plus qu’un simple jeu avec l’erreur, À l’école de la pièce secrète revendique une langue déplacée, vivante, traversée par les maladresses et les jaillissements du quotidien. Une autre manière d’habiter la langue. Mise en bouche : « Dans une école il se passe des choses frizar. les professeurs sont souvant absents, les élèves font n’import-quoi (come fouyer dans le burau du m̶e̶t̶t̶r̶e̶ maître). »
JULIE (le magazine qui parle à toutes les filles)
« Ce livre, c’est une déclaration de guerre joyeuse à l’école trop sérieuse. Une aventure casse-cou pour lecteurs et lectrices aimant le bazar créatif, les héros en baskets et les histoires où les enfants reprennent le pouvoir. Dommage que le meneur (Mathéo) ne soit pas une meneuse (Mathéa) ! »
J’AIME LIRE MAX
« J’ai trop rigolé quand le fantôme dit ”ah non je t’ai trop fait peur”. On dirait ma petite sœur ! » — Amira, 9 ans
« Les pages en noir et blanc, puis toutes les couleurs dans la pièce secrète… c’est magique ! » — Maëlys, 10 ans
LIBÉRATION
« Une langue minoritaire, sensible, poétique, qui produit une étrangeté légère ».
LIBRAIRIE L’EMBARCADÈRE
« Fantaisie ou critique de l’école ? À l’école de la pièce secrète tranche : ici, on est à fond dans la fantaisie. Des profs robots, des élèves rebelles menés par un dénommé Mathéo, une pièce secrète… mais pas de panique : ce n’est pas un mode d’emploi pour s'échapper de la classe. Derrière le délire, le livre rappelle un truc simple : même quand on râle contre l’école, on y tient quand même. Parce qu’on y apprend des choses… et surtout parce qu’on y retrouve ses potes. »
MON QUOTIDIEN
« Amusez-vous à lire, c’est petit, en plus. Il y a 6 ou 7 erreurs cachées, trouvez les dans le texte » — Fatima, 10 ans
« J’veux ma pièce secrète, maintenant, comme eux ! » — Emma, 9 ans
KIDS MATIN MAG'
« On croyait les enfants nés en 2015 accros à Candy Land, Sleeping Queens, Kingdomino ou Zombie Kidz Evolution. Raté. Dans ce merveilleux livre, À l’école de la pièce secrète, ce sont le Puissance 4, le Uno, les Dames, les Échecs, les Dominos, les Petits chevaux, le Devine-moi et le Jeu du pendu qui gagnent la partie. Et franchement, tant mieux. Un pied de nez joyeux au tout numérique, et une belle revanche des jeux d’antan, portée par une littérature jeunesse qui ose regarder derrière pour mieux inventer demain. »
ASTRAPI
« Ce livre est fantastique, j’ai bien aimé le passage du monstre » — Sofia, 8 ans
« Mon monstre préféré ? Celui qui est gentil, comme le doudou de Yasmine. » — Lola, 10 ans
LE MONDE DES ADOS
« La morale : il ne faut pas juger trop vite, car les enfants, malgré le désordre, ont retrouvé le goût d’apprendre grâce à cette pièce secrète. » — Mohammed, 10 ans
NATIONAL GEOGRAPHIC KIDS
« Cette scène où un élève, Mathéo, fouille dans le bureau du professeur absent pour trouver coûte que coûte… les fiches de math est devenue culte. À quand une adaptation au cinéma ? »
OKAPI
« Ce livre est super, je pourrais le relire des centaines de fois. » — Diego, 7 ans
« Des robots comme profs ? J’ai trop rigolé ! Moi aussi, je veux les débrancher ! » — Noah, 10 ans
MAGAZINE VIRGULE
« Et si ton école était un piège à robots ? Dans À l’école de la pièce secrète, Mathéo défonce un mur (oui, carrément) et tombe sur une pièce secrète XXL. Avec sa bande, il en fait un repaire clandestin pour éviter les cours, rêver en grand et préparer l’évasion. Mais un midi, catastrophe cool : une porte interdite révèle le vrai visage des profs… ce sont des robots. À partir de là, tout part en vrille : sabotage de profs mécaniques, fuite collective, et direction le cimetière des robots. Rien que ça. »
1JOUR1ACTU
« Drôle, barré, un peu rebelle — exactement comme la récré devrait être. » — Kai, 11 ans
« Les crayons magiques… je VEUX les mêmes pour devenir un peu adulte moi aussi ! » — Inès, 9 ans
« J’ai lu tout d’une traite ! Les robots vont se faire battre ? Je veux savoir ! » — Tom, 11 ans
« Fou malade ! Jamais je ferais ça à l’école, mais c’est trop drôle à lire. » — Leila, 10 ans
Bienvenue dans une école pas comme les autres… Ici, les maîtres sont des robots et les élèves ont pour mission de les recharger !
Mais un jour, un maître s’absente… et c’est un jour sans maître. Les élèves, emmenés par Mathéo, découvrent par hasard une pièce secrète, remplie de toiles d’araignée, de jeux de société intemporels, de monstres gentils… et même, d’un enfant-prof déguisé en fantôme ! Là, grâce à des crayons magiques, ils grandissent un peu et deviennent presque adultes.
De retour en classe, leur corps rétrécissent, leurs mémoire s’effacent… et c’est là que la révolte commence ! Entre jets d’eau et débranchement de robots-profs, ils envoient leurs maîtres mécaniques au mystérieux cimetière des profs non recyclables, niché dans les combles de l’école.
Et, quand tout semble perdu, les enfants prennent la fuite… direction le pays-des-enfants-et-des-vrais-adultes. Une aventure délirante, pleine d’humour, de magie et de retournements complètement fous !
Combien de temps pour écrire ce livre ?
Yasmine : Trois ans pour le grand format (pour les grands), et trois mois pour le petit format (pour les petits).
Pour inventer l’histoire, vous êtes partis de quelque chose ?
Gérard : Oui… de notre super imagination !
Vous pouvez développer ?
Y. : Au début, on voulait s’inspirer d’un dessin animé, d’Arco par exemple. Puis on s’est dit : « Et si on inventait tout nous-mêmes ? » Alors on a laissé notre imagination faire le travail… et voilà l’histoire ! Une drôle d’aventure avec une classe de CE2-CM1.
Vous vous êtes inspirés de personnes que vous connaissez en vrai ?
G. : Oui, un peu ! De nos meilleur·es ami·es, et aussi des personnes qui nous ont aidés à faire le livre. Bref, des gens gentils autour de nous.
Comment vous est venue l’idée du « monstre gentil » ?
Y. : Quand j’étais petite, j’avais un peu peur des monstres. Mais j’avais quand même un doudou qui ressemblait à un monstre… et lui, il était gentil ! Ça m’est revenu en tête, alors j’ai eu envie d’inventer un monstre comme ceux que j’aimais quand j’étais enfant.
Le livre commence de façon originale, par un texte de Youenn Guillard où les enfants surkiffent l’école. Ça paraît fou ! On peut l’entendre ?
« Les récrés ça nous fatigue
On veut travailler
Les vacances ont tendance à nous saouler
Abolition du week-end
Et des jours fériés
Oui l’école tout’ la semaine
On va kiffer »
Votre livre parle seulement de l’école ?
G. : Oui ! C’était ça, notre sujet. L’école, rien que l’école. Mais attention… après cette première page un peu folle, tout change : plus on grandit, plus on n’aime plus aller à l’école.
Les pages sont toujours en noir et blanc... ?
G. : Oui, c'est justement pour mieux faire exploser les couleurs. Dans la pièce secrète, il n’y a pas de lumière : tout est gris, tout est strange. On avait envie de casser les codes. Les enfants voient de la couleur partout, tout le temps. Alors changer d’ambiance, ça secoue un peu le regard. Et ça fait du bien.
C’était quoi, votre point de départ ?
Y. : Un jour, des enfants se retrouvent en « classe sans maître » : ils font du vacarme, des bêtises, du bazar — mais un bazar magique. C’est cette énergie folle qui a donné naissance au livre.
Avec un brin d’espièglerie, l’éditeur fait remarquer que vous êtes redoutables en fautes d’orthographe et que vous en avez fait votre langue.
G. : Oui, nous pratiquons la faute d’orthographe comme d’autres pratiquent le dessin, c’est notre art à nous. On a des choses à raconter, alors pourquoi se priver d’écrire ? L’éditeur aime nos fautes d’orthographe. Il dit souvent : « La faute devient votre langue ». C’est une langue écrite telle qu’elle se parle, avec une orthographe d’usage, une grammaire intuitive. La faute devient rythme, texture, matière. Même le journal Libération affirme que notre langue est « minoritaire, sensible, poétique, et produit une étrangeté légère » !
Par exemple ?
Y. : « Dans une école, au pay des enfants, on découvr une pièce secraite, de drôl de profs, un maistr absent, un monstr qui apprend des choses aux enfants. Et, antassé dans le grenier, des professeurs-robots. Que suspence ! »
Et vous, vous aimiez l’école ?
G. : Oui ! C’est grâce à elle qu’on fait aujourd’hui nos métiers d’écrivaine et d’illustrateur. Sans l’école, on n’aurait sûrement pas autant de lecteurs et de lectrices trop fans.
Ce livre va être présenté où ?
Y. : À Marseille, Paris, Nantes, Saint-Nazaire — bien sûr — et aussi à la mystérieuse « pièce secrète ».
Yasmine et Gérard sont écrivaine et écrivain.
Le plat préféré de Yasmine est les lasagnes et le plat préféré de Gérard est les lasagnes.
Yasmine et Gérard aiment aller à Lyon pour manger des lasagnes.
Yasmine est une jeune autrice fan de trucs cute et n’est jamais timide. Elle aime les livres pour enfants, écrit des histoires et parfois les illustre. Née en 1999 en Normandie, elle a vécu à Bora-Bora, en Haïti et aux États-Unis (New Hampshire). Elle habite au 7, allée des Cinémas, à Saint-Nazaire. Sa marque préférée ? EKIN, évidemment.
Gérard est un jeune illustrateur fan de pâtes et un peu timide. Il aime les livres pour enfants, qu’il illustre… et parfois, il écrit aussi. Né en 1999 en Corée du Sud, d’un papa canadien et d’une maman marocaine, il a vécu en Turquie et aux États-Unis (Nebraska). Il adore jouer au tennis et habite au 5, allée des Grands, à Saint-Nazaire. Sa marque préférée ? EKIN, évidemment.
La spécialité de Yasmine est le voyage pour inventer des livres et la spécialité de Gérard est d’inventer des livres pour voyager.
La Cible de Joël, Éditions des Flèches & des monstres, Grimval, 2005.
La Licorne sans corne, Édition des Rêves & des Rêves, Grimval, 2008.
Le Silence magique, Flammarion Jeunesse, Paris, 2015.
La Mouette aux pattes folles, Piaf éditions, Villars-les-Dombes, 2019
La Triste Histoire de la gomme et du crayon, Flammarion Jeunesse, Paris, 2024.
Yasmine remercie Gérard pour ce livre majestueux et plein d’énergie, et Gérard remercie Yasmine pour ce livre plein d’énergie et majestueux. Tous deux sont stupéfaits du travail de l’autre. Ils sont un peu frère et sœur.
Saint-Nazaire (Loire-Atlantique, France)
École élémentaire Jean-Zay
Conçu le 24 novembre 2025 dans le cadre du Programme d’éducation artistique et culturelle (PEAC).
Une échappée de la compagnie Écrire Dans La Ville, autour du thème « La ville et l’urbanisme 2025-2026 », en lien avec la reconstruction de l’école.
Ce Livre imaginaire s’est nourri du projet AJT, un répertoire de chants écrits et composés par Youenn Guillard pour les classes CHAM de Gambetta. Un extrait, Nu Skool Kidz, a enrichi l’expérience.
En présence de : Chahrazed & Adam (dans le rôle de l’autrice et de l’auteur). Et des élèves de CE2, CM1 et CM2.
Textes relus et corrigés par Hélène Michoux, correctrice professionnelle.